Université Rennes 2 – Haute Bretagne,
Bâtiment A, Amphithéâtre A2
à partir de 13h30
De l’ekphrasis à l’interprétation, Sarkis ou une
autre idée de l’exposition
jeudi 26 mars 2009
11h30 - 12h30
Visite de l’exposition ekphrasis, galerie Art & Essai, Université Rennes 2
13h30 - 13h45
Introduction : Elvan Zabunyan
13h45 - 14h30
Guillaume Cassegrain, « Politique de la forme. Tintoret et ses lectures. »
Une « dualité » a souvent été perçue par les polygraphes du Cinquecento comme par les historiens de l’art contemporain dans la peinture de Tintoret. Jeune peintre ambitieux, il aurait eu le souhait de concilier la manierà de Titien avec celle de Michel-Ange, de réconcilier l’inconciliable : le disegno avec le colorito. Tintoret montre également une grande diversité de styles, notamment au début de sa carrière, qui rend son catalogue hétérogène. Il peut aussi bien proposer des solutions plastiques originales, profondément éloignées de la tradition locale, que reprendre, sous formes de « pastiches », des formules archaïques. Cette dualité, que certains ont interprétée comme de la schizophrénie, a profondément structuré l’horizon d’attente des historiens. On la retrouve dans des textes de Riëgl ou Dvorák, qui avancent l’idée d’un Tintoret « idéaliste », comme dans les écrits de philosophes marxistes, qui voient en Tintoret un peintre « matérialiste » et un défenseur acharné d’une dialectique critique. Sartre, dans les nombreux textes qu’il consacra au peintre vénitien, parachève cette histoire qui nous montre que Tintoret est une « figure » théorique essentielle de l’histoire de l’art et, qu’à travers elle, on peut saisir certaines « dualités » idéologiques de la discipline.
Guillaume Cassegrain enseigne l’histoire de l’art moderne à l’Université Lyon 2. Il est spécialiste de la peinture vénitienne et publiera à la rentrée un livre sur Tintoret et un autre sur Michel-Ange.
Guillaume Cassegrain enseigne l’histoire de l’art moderne à l’Université Lyon 2. Il est spécialiste de la peinture vénitienne et publiera à la rentrée un livre sur Tintoret et un autre sur Michel-Ange.
14h30 - 15h15
Maël Renouard, « Aby Warburg : Image et mémoire »
Aby Warburg appelle Mnemosyne l’œuvre à laquelle il consacre les dernières années de sa vie, entre 1924 et 1929. Ultimement baptisée d’un nom mythologique, la mémoire dont il s’agit n’est sans doute pas une faculté familière ni utilitaire. Elle se loge au cœur de la pensée, comme il en va également chez Hegel, Bergson, Proust, Benjamin, d’autres encore, mais selon des modalités qui se différencient à chaque fois. Nous chercherons à marquer les traits propres à la figure que prend chez lui, sur le fond de ce contexte, le thème d’une mémoire essentielle, et en particulier le rôle que les images y tiennent.
Maël Renouard est ATER à l’ENS Paris (rue d’Ulm) et membre du Centre international d’étude de la philosophie française contemporaine (CIEPFC). Il prépare une thèse sur « Réminiscence et mélancolie » à Paris 1. Il est aussi traducteur ; il a notamment traduit La Guérison infinie, recueil qui relate l’internement psychiatrique de Warburg, avec des textes de Binswanger, Saxl, et Warburg lui-même (Paris, Rivages, 2007). Dernier ouvrage : Yves Bonnefoy, image et mélancolie, Paris, DOH, 2009 (à paraître en mars).
Maël Renouard est ATER à l’ENS Paris (rue d’Ulm) et membre du Centre international d’étude de la philosophie française contemporaine (CIEPFC). Il prépare une thèse sur « Réminiscence et mélancolie » à Paris 1. Il est aussi traducteur ; il a notamment traduit La Guérison infinie, recueil qui relate l’internement psychiatrique de Warburg, avec des textes de Binswanger, Saxl, et Warburg lui-même (Paris, Rivages, 2007). Dernier ouvrage : Yves Bonnefoy, image et mélancolie, Paris, DOH, 2009 (à paraître en mars).
15h15-15h30
Pause
15h30 - 16h15
Anne Marquez, « Voyage(s) en utopie (2006), l’exposition de Jean-Luc Godard au Centre Pompidou »
Avec Voyage(s) en utopie, face visible et chaotique d’un long processus d’exposition contrarié, Jean-Luc Godard livre une « installation » hors-norme où se redéfinit avec force le cinéma au musée. À travers cette grande ruine, il convoque les concepts et les pratiques de l’art moderne sans jamais les nommer ; repris, contournés ou détournés, ils restent au service d’une création indissociable de sa pensée du cinéma. Il s’agira d’évaluer les rapports qu’entretient l’exposition godardienne avec les dispositifs de l’art moderne et contemporain, et d’en révéler les correspondances, volontaires ou non.
Il sera aussi question d’interroger plus spécifiquement le rapport de Godard à l’espace dans le passage conception (maquettes)/exposition (réalisation de Voyage(s) en utopie) ; analyser sa démarche en tant que cinéaste et en tant qu’ « artiste ».
Anne Marquez, diplômée de muséologie à l’École du Louvre, prépare actuellement une thèse sur les formes du cinéma hors du dispositif traditionnel de la salle à Paris 3 et vient de terminer un essai sur les projets d’expositions de Jean-Luc Godard au Centre Pompidou. Elle mène également une activité de commissariat d’exposition à la Cinémathèque française.
16h15 - 17h00
Discussion
17h00 - 17h45
Projection du film de Sarkis, Le silence Block Beuys & La visite, La conversation, L’attente, février 2002, (37’35’’).
Documentaire tourné pendant son exposition La visite. La conversation. L’attente, au Hessisches Landesmuseum, Darmstadt en 2002.
18h00 - 19h00
Visite de l’exposition d’après et après, École régionale des beaux-arts de Rennes







